Meaïa, déesse de la pluie
Résumé : Fille d'Azhara et de Panazhar, sœur de Nyota et des deux lunes, Alyr et Olyr, Meaïa tient la pluie : ce que le tonnerre de son père annonce et ce que le soleil de sa mère fait remonter des mers. Elle est de la deuxième génération du panthéon.
On la prie, et la ferveur mise dans la prière pèse sur ce qu'elle accorde ; mais elle en fait parfois à sa tête, et c'est ce qui la distingue de ses parents. Quand la pluie vient, le village y voit la récompense de ses processions. Quand elle manque, la question reste ouverte, ferveur trop courte ou caprice de la déesse, et chaque réponse a ses partisans jusqu'à l'averse suivante. Ses fidèles sont ceux dont l'année dépend du ciel, cultivateurs et éleveurs, et d'abord les tribus de la steppe, pour qui une saison de pâture tient à quelques pluies. On lui laisse une jarre vide sous le ciel, et on la lui demande pleine.
Les douze chapelles
Ses temples et ses autels se comptent par dizaines à travers le sous-continent, et tous suivent le même plan : douze chapelles disposées en cercle autour d'une place, avec au centre un bassin qui recueille l'eau de pluie. Chaque chapelle a son toit et son autel ; la place, elle, reçoit la pluie en plein, et le niveau du bassin dit à qui entre ce que la déesse a donné depuis la dernière visite. Douze est son chiffre, et ses prêtres tiennent qu'il lui appartient en propre, quoi qu'en disent ceux qui veulent y lire les mois de l'année.
Le temple de Léukinzi
Son temple principal se trouve à Léukinzi, ville-étape de la Route des 29 dans les steppes de Khazal, là où on l'attendrait le moins. Il est dans les murs, sur un espace qui lui est propre, adossé à la seconde enceinte près de l'ouverture nord, et ses douze chapelles voient passer les convois qui montent et ceux qui descendent.