Ualinara, déesse des tempêtes

Résumé : Fille de Puilarg, le dieu menteur, et de Fuidija, la déesse des vents, sœur de Lignalung, Ualinara tient les tempêtes : le vent de sa mère quand il cesse de plaisanter, et le ciel de son père, qui promettait le calme au matin.

Sa part se découpe entre celles de deux dieux qui l'encadrent. Fuidija tient le vent, où il souffle et quand ; Panazhar tient la foudre qui tombe dedans. Ualinara tient la tempête elle-même, le moment où la brise devient un mur, où la mer se lève sous un ciel qui mentait une heure plus tôt, et la durée qu'elle tiendra avant de retomber. De son père elle a le plus visible : une tempête d'Ualinara arrive belle, ciel lavé et mer plate, et c'est à cela qu'on la reconnaît.

Elle est de celles qu'on prie pendant et qu'on remercie après. Les marins pris au large lui parlent la main sur le bordage, et ceux qui les attendent sur les quais de Port-Aldéra ou de Grimstad reportent à la mer, une fois le grain passé, ce qu'il a jeté sur la grève : c'est son offrande, et elle veut qu'on la lui rende plutôt que de la garder. Son autel est le plus souvent une pierre dressée au bout d'une jetée, à la place où le vent frappe en premier.