Devadaham
Devadaham est établie sur une large colline au centre du duché des Deux-Eaux. La terre d'environ 20 km du nord au sud et 15 km d'est en ouest a été cédée par la famille Entraygue aux huit clercs fondateurs il y a plus de seize siècles. Ce qui s'y est bâti depuis relève de son clergé. Elle est vouée à une large partie du panthéon de Ziven, et son autorité lui vient des dieux en droite ligne.
La ville est composée d'un premier rempart à l'intérieur duquel se trouvent les bâtiments du collège des grands prêtres, les tours-perchoirs des griffons et le corps de garde. Un second rempart encercle les quartiers dévoués à chaque divinité primitive dont nous verrons le détail plus loin. Enfin, autour, la ville des travailleurs, des marchands et des auberges. Le site accueille un nombre incalculable de pèlerins chaque année et certains dorment dans des tentes en périphérie de la ville.
Cité protégée par les dieux et par les gardiens des temples, son indépendance est un fait que personne n'a plus discuté depuis la grande discorde qui opposa plusieurs dieux et leurs fidèles. C'est à cette époque que fut érigée la grande muraille extérieure et que la Ière Aile de Devadaham fut fondée sous le patronage de Cussi.
L'arbitrage des royaumes
Les royaumes lui soumettent leurs différends les plus tenaces et s'en remettent à son verdict. Une figure unique gouverne la cité, élue parmi les grands prêtres. La charge est celle des huit quartiers ensemble, et la personne qui la porte parle au nom du panthéon entier.
L'accès à l'enceinte intérieure est réglementé mais le collège des prêtres est réservé aux représentants de chaque culte et à eux seuls. Ce qui s'y décide est à l'écart des pressions diplomatiques et de l'espionnage le plus avancé.
La Ière Aile de Devadaham
La Ière Aile de Devadaham est une unité de chevaucheurs de griffons d'une centaine de lances qui protègent la colline des temples ou arbitrent des conflits dans lesquels la cité-État a décidé de prendre part. Dans les faits, les griffons sont plus souvent en station ou en exercice qu'en intervention mais la force de persuasion fonctionne. À l'heure actuelle, c'est la première et l'unique unité de l'armée de Devadaham.
L'entretien d'une telle unité ne se fait pas sans un élevage capable de nourrir l'ensemble des griffons. Une grande partie de la zone agricole autour de la ville est destinée à la nourriture de l'escadron. La bénédiction d'Avikad fait que les pertes y sont rares. Quand les temples de la ville sonnent la fin de l'après-midi, les cavaliers et les fermiers ont soin de mettre leurs chevaux à l'abri pour les protéger de l'appétit des griffons dont c'est l'heure du repas. Les griffons de Devadaham sont dressés pour ne pas attaquer les chevaux mais l'instinct peut les y pousser et personne n'est jamais trop prudent.
Les neuf quartiers
Huit quartiers portent chacun le nom d'un dieu primitif et abritent les cultes de sa lignée. Le neuvième occupe le centre, appartient au panthéon entier et vit indépendant des huit autres.
- Gidhun, avec sa fille Talvë.
- Narvë, seule dans le sien ; la place de sa fille Sarma se discute encore.
- Khaz, avec Garina et Lignalung.
- Negovara, avec ses fils Ordhal et Khazarvel.
- Ziven, avec ses fils Fajargo et Zivarne, ses petits-enfants Cussi, Avikad et Anfajar, et son arrière-petit-fils Nakhar.
- Sunie, avec sa fille Sunara et ses petits-fils Hogdilar et Khazdir.
- Azhara, le quartier du ciel, où Nyota, Alyr et Olyr ont leurs autels.
- Panazhar, seul dans le sien.
Les temples restés dans les royaumes
Puilarg, Tulmar, Sigarza et Bigordir sont tenus dehors et gardent leurs sanctuaires dans les royaumes qui les servent : c'est là qu'on descend les prier.
Les divinités locales restent chez elles pour une autre raison. Leur culte se tient sur le lieu où la divinité a son domaine.