Comté des Relais
Résumé : Le comté des Relais couvre tout ce qui reste du duché de Khareb entre le comté des Haras, celui de Port-Khareb, celui de Diular et le canyon de l'Imgodir. Un comté immense et presque vide : seize relais fortifiés le long de la Route des 29, Léukinzi son chef-lieu, et de la steppe.
Territoire
La piste en est l'épine dorsale, du relais 4, aux portes du comté des Haras, jusqu'au relais 19, où commence le comté de Diular. De part et d'autre, le comté s'étend jusqu'aux frontières du duché : à l'ouest face au duché de Zerak'Tul, entre le comté de Port-Khareb et celui de Diular ; à l'est jusqu'au bord du canyon de l'Imgodir. Ce sont des steppes sans un bourg, où passent les troupeaux et les tribus, que personne n'a jamais bornées autrement que par ce tracé. Au sud-est, les territoires des Puilargones sont dans le comté, sur les rôles au moins : le comte n'y va pas plus que la ducale.
Chef-lieu
Léukinzi, au point d'équilibre de la route, quinze étapes de chaque côté. Le comte y siège dans la place forte, à côté des deux auberges où se croisent les convois.
Une charge de maître de poste
Le comté a été taillé dans le duché pour donner un seul répondant aux relais du centre, ceux que les convois traversent le plus loin de tout secours. La charge revient à une famille de Léukinzi, descendante comme les autres des tribus qui ont accepté l'affermage, et le comte reste avant tout un maître de poste parmi ses pairs : il arbitre les querelles de fourrage, répartit les réparations de murs et tient le registre des passages pour le duché.
Le pacte de l'eau s'impose à lui comme aux autres. Aucun puits du comté ne se ferme, et le comte se paie, comme le duché, sur l'abri, le fer et la forge. Ce qui lui revient en propre est mince ; ce qui lui incombe ne l'est pas, puisque c'est sur son tronçon que les Puilargones descendent au printemps et que les tribus viennent se serrer contre les murs.