lore

Panthéon de Ziven

Résumé : À côté des cultes que les voyageurs retrouvent partout, Ziven honore des divinités qui n'appartiennent qu'à lui. Chacune est ancrée dans un lieu, un fleuve, une ville ou une fête, et leurs sanctuaires rythment le calendrier du sous-continent.

Sunie, déesse de l'amour et de la beauté

Vénérée dans tout Ziven, Sunie a son grand temple à Glounar, l'un des plus vastes édifices du sous-continent. Son festival annuel y attire les grandes maisons de Ziven, entre pèlerinage sincère et démonstration de puissance sociale ; ses prêtres arbitrent les guildes du luxe, et leur faveur vaut de l'or.

Narhtë, déesse de l'Imrisse

Sœur de Sunie, Narhtë est la déesse du fleuve Imrisse. Ses fidèles sont les enfants du fleuve, bateliers nés et morts sur leurs barges, qui lui rendent les défunts sur des barques de roseaux confiées au courant. Patiente, profonde et rarement visible, elle n'est pas indulgente : les noyés privés de rite, les drenkels, sont ses enfants perdus, et ils connaissent le chemin jusqu'à ceux qui les ont créés. On lui prête pour amant Hogdilar, le prince des brumes, et trois filles nées de cette union, Ifia, Imir et Doba, qui règnent sur les rivières tributaires de son fleuve.

Méarima, déesse de la marée

Sœur de Narhtë, Méarima tient la marée de l'estuaire de l'Aldéra. Son temple, au point haut de Port-Aldéra, publie les tables de marées cinq ans à l'avance et tient la caisse funéraire de la ville ; elle prend ce qui lui est dû et n'accorde ni faveur ni secours.

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Garina, déesse du vin et de la joie

Garina veille sur les vignes, les fêtes et ce qui s'ensuit. Son temple se trouve à Vernac, dans le comté qui produit les vins les plus réputés de Ziven, au bas d'une rue qui descend de la place de l'Adret vers la vallée. Elle en tient un autre à Skjorren, où l'on ne presse pas de raisin : c'est le vin de cerise des vergers de la capitale druidique qui s'y verse, la déesse suivant le fruit partout où il fermente.

Fajargo, dieu des forêts

Fajargo se présente sous la forme d'un humain semi-élan : un buste d'homme porté par un corps d'élan, la tête couronnée de cornes. Il n'est pas rare que les bûcherons et quelques chasseurs le considèrent comme leur dieu de tutelle, même si Fajargo entretient des relations ambivalentes avec les travailleurs de la forêt, qui vivent de ce qu'il protège. Ses temples sont nombreux à travers Ziven, mais le principal se trouve au creux du bois des Gris-Frênes, aux confins de Ternil et de Tharvell. Il en possède un second à Fenrold, presque aussi orné.

Hogdilar, prince des brumes

Hogdilar est le dieu du brouillard, de la brume et des remontées maritimes. Il est particulièrement actif dans les canyons, comme ceux de l'Aldéra et de l'Imgodir, où ses nappes ne se lèvent jamais tout à fait. Les Enfants du Voile le vénèrent et le craignent à la fois : c'est lui qui tisse le rideau qui les protège du monde, et lui qui égare ceux qui s'y aventurent. C'est un dieu farceur, capable de faire tomber la brume en quelques instants sur une région entière, pour dérober un fugitif aux yeux de ses poursuivants ou faire manquer un rendez-vous à qui l'a mal prié.

On le dit l'amant de Narhtë, la déesse de l'Imrisse. De leur union seraient nées trois filles, Ifia, Imir et Doba, les divinités des rivières tributaires de l'Imrisse : chacune tient de sa mère un lit fidèle et de son père les brumes qui s'y attardent.

Puilarg, le dieu menteur

Puilarg est fourbe et menteur, et on le sert en mentant : ses adeptes tiennent le beau mensonge pour une offrande. On ne se déclare pas des siens, ce serait dire vrai, et ses sanctuaires se laissent donc rarement compter. Celui au-dessus du canyon de l'Imgodir est le plus su, tenu par un cercle de nécromanciens qui réclame des sacrifices humains à chaque printemps. Qu'on n'en désigne pas davantage ne trompe personne.

Azhara, déesse du soleil et de la justice

Azhara tient le soleil et la justice, et Khazal lui doit sa parole publique : c'est sous le dôme de cuivre de son temple, à Zerak'Tul, que se prêtent les serments royaux, que se rendent les jugements et que se tiennent les fêtes officielles.

Dorin, esprit du lac

Dorin est l'esprit du lac auquel il a laissé son nom. On le prie au ras de l'eau, dans le temple des Profondeurs de Zerak'Tul, et l'offrande se jette au lac pour en apaiser les créatures. Le peuple s'y presse volontiers, parfois plus qu'au culte solaire de sa voisine.

Eskarra, celle qui ronge

Eskarra est la déesse du ressac sur la côte de Lomirra, et plus précisément de ce que la houle creuse dans la pierre : les grottes des falaises qui portent son nom sont son ouvrage. Son sanctuaire est au fond de ces grottes, hors de portée de qui que ce soit, et sur la côte elle est servie par les pêcheurs et les ramasseurs d'épaves ; ce que la mer enfonce dans sa roche lui appartient.

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Ordhal, dieu des portes closes

Ordhal tient ce qui est fermé sur ordre, portes, consignes et serments de garnison. C'est le culte de la cité et de l'armée à Lomirra, où ses Portiers tiennent le temple bâti dans la porte de l'arsenal et où les serments de la dynastie Mérudo se prêtent devant lui.

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Les cultes venus d'ailleurs

D'autres divinités, connues bien au-delà de Ziven, s'y sont profondément enracinées. Istus, déesse du destin, a son grand sanctuaire au pied du Voile d'Aldéra, la cascade de près de mille mètres du fleuve Aldéra, dans le royaume de Valcalme : un temple de marbre blanc sans murs, pour montrer que tous sont bienvenus, où ses prêtres rendent leurs oracles aux pèlerins venus de tout le sous-continent. Waukyne, déesse des marchands, est priée par les caravaniers avant de reprendre la route ; son temple le plus connu se trouve à Modoire, au col entre Siquimes et Valcalme, bâti dans le même châtaignier sculpté que la grande halle voisine. Gond, dieu des artisans, est prié partout où l'on transforme la matière ; à Fenrold, son temple voisine celui de Fajargo, et les fidèles passent de l'un à l'autre selon qu'ils abattent l'arbre ou le débitent.

Les sanctuaires de la forêt de Morness abritent des autels à Sylvanus, Mailikki ou Eldath chez les fidèles de la nature, à Lolth chez les drows, et, dit-on, à Talona, déesse de la maladie et du poison, dans une caverne au pied du massif du nord.

Cultes discrets et rumeurs

Dans les carrières abyssales de Verdantis, les Kuo-Toa extrairaient la pierre non pour les humains, mais pour un « Dieu-poisson » endormi dans les profondeurs ; la rumeur persiste sans preuve.