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Panthéon de Ziven

Résumé : À côté des cultes que les voyageurs retrouvent partout, Ziven honore des divinités qui n'appartiennent qu'à lui. Chacune est ancrée dans un lieu, un fleuve, une ville ou une fête, et leurs sanctuaires rythment le calendrier du sous-continent.

Sunie, déesse de l'amour et de la beauté

Vénérée dans tout Ziven, Sunie a son grand temple à Glounar, l'un des plus vastes édifices du sous-continent. Son festival annuel y attire les grandes maisons de Ziven, entre pèlerinage sincère et démonstration de puissance sociale ; ses prêtres arbitrent les guildes du luxe, et leur faveur vaut de l'or.

Narhtë, déesse de l'Imrisse

Sœur de Sunie, Narhtë est la déesse du fleuve Imrisse. Ses fidèles sont les enfants du fleuve, bateliers nés et morts sur leurs barges, qui lui rendent les défunts sur des barques de roseaux confiées au courant. Patiente, profonde et rarement visible, elle n'est pas indulgente : les noyés privés de rite, les drenkels, sont ses enfants perdus, et ils connaissent le chemin jusqu'à ceux qui les ont créés. On lui prête pour amant Hogdilar, le prince des brumes, et trois filles nées de cette union, Ifia, Imir et Doba, qui règnent sur les rivières tributaires de son fleuve.

Garina, déesse du vin et de la joie

Garina veille sur les vignes, les fêtes et ce qui s'ensuit. Son temple se trouve à Vernac, dans le comté qui produit les vins les plus réputés de Ziven, au bas d'une rue qui descend de la place de l'Adret vers la vallée. Une cérémonie est donnée en son honneur au début de la fête des vendanges, avant que la ville ne lui fasse honneur à sa manière.

Fajargo, dieu des forêts

Fajargo se présente sous la forme d'un humain semi-élan : un buste d'homme porté par un corps d'élan, la tête couronnée de cornes. Il n'est pas rare que les bûcherons et quelques chasseurs le considèrent comme leur dieu de tutelle, même si Fajargo entretient des relations ambivalentes avec les travailleurs de la forêt, qui vivent de ce qu'il protège. Ses temples sont nombreux à travers Ziven, mais le principal se trouve au creux du bois des Gris-Frênes, aux confins de Ternil et de Tharvell.

Hogdilar, prince des brumes

Hogdilar est le dieu du brouillard, de la brume et des remontées maritimes. Il est particulièrement actif dans les canyons, comme ceux de l'Aldéra et de l'Imgodir, où ses nappes ne se lèvent jamais tout à fait. Les Enfants du Voile le vénèrent et le craignent à la fois : c'est lui qui tisse le rideau qui les protège du monde, et lui qui égare ceux qui s'y aventurent. C'est un dieu farceur, capable de faire tomber la brume en quelques instants sur une région entière, pour dérober un fugitif aux yeux de ses poursuivants ou faire manquer un rendez-vous à qui l'a mal prié.

On le dit l'amant de Narhtë, la déesse de l'Imrisse. De leur union seraient nées trois filles, Ifia, Imir et Doba, les divinités des rivières tributaires de l'Imrisse : chacune tient de sa mère un lit fidèle et de son père les brumes qui s'y attardent.

Les cultes venus d'ailleurs

D'autres divinités, connues bien au-delà de Ziven, s'y sont profondément enracinées. Istus, déesse du destin, a son grand sanctuaire au pied du Voile d'Aldéra, la cascade de près de mille mètres du fleuve Aldéra, dans le royaume de Valcalme : un temple de marbre blanc sans murs, pour montrer que tous sont bienvenus, où ses prêtres rendent leurs oracles aux pèlerins venus de tout le sous-continent. Waukyne, déesse des marchands, est priée par les caravaniers avant de reprendre la route ; son temple le plus connu se trouve à Modoire, au col entre Siquimes et Valcalme, bâti dans le même châtaignier sculpté que la grande halle voisine.

Les sanctuaires de la forêt de Morness abritent des autels à Sylvanus, Mailikki ou Eldath chez les fidèles de la nature, à Lolth chez les drows, et, dit-on, à Talona, déesse de la maladie et du poison, dans une caverne au pied du massif du nord.

Cultes discrets et rumeurs

Dans les carrières abyssales de Verdantis, les Kuo-Toa extrairaient la pierre non pas pour les humains, mais pour un « Dieu-poisson » endormi dans les profondeurs ; la rumeur persiste sans preuve.