L'Ifia
Résumé : La plus courte des trois sœurs tributaires de l'Imrisse, l'Ifia naît sous le versant est de la forêt de Valdombre et traverse la Plaine centrale d'ouest en est sur près de 800 km, avant de rejoindre le fleuve en aval d'Orveth, là où l'Imrisse commence à se déployer dans son marais.
Source et cours
L'Ifia prend sa source dans les collines boisées du versant est de la forêt de Valdombre, aux confins de Vaultclos et de Siquimes. Rivière de plaine dès ses premières lieues, elle descend sans hâte vers l'est, grossie de ruisseaux et de fossés de drainage, à travers les campagnes céréalières du cœur du royaume.
Trop peu profonde pour les grandes barges, elle porte cependant les barques des pêcheurs et, sur son cours aval, de petites barges à fond plat qui rejoignent l'Imrisse au fil du courant. Ses rives sont ponctuées de moulins, de gués et de villages qui vivent de ses eaux : dans les campagnes qu'elle arrose, on dit simplement « la rivière », comme s'il n'en existait qu'une.
La confluence
L'Ifia rejoint l'Imrisse quelques lieues en aval d'Orveth, là où le fleuve cesse d'avancer droit pour se fragmenter en bras et en roselières. Ses eaux lentes et chargées de limon nourrissent la frange occidentale du marais d'Orveth ; les enfants du fleuve prétendent qu'on reconnaît son courant à sa couleur, plus claire que celle du fleuve, longtemps après la confluence.
Ifia, divinité de la rivière
Ifia est la cadette des trois filles nées de Narhtë, déesse de l'Imrisse, et de Hogdilar, le prince des brumes. Avec ses sœurs Imir et Doba, elle règne sur les rivières tributaires du fleuve de sa mère.
De son père, elle tient les brumes basses qui couvrent la rivière au petit matin et s'attardent dans les prairies ; de sa mère, la patience des eaux lentes. Les paysans de la Plaine centrale lui prêtent un caractère doux mais susceptible : une crue de printemps qui emporte un pont est appelée une « colère d'Ifia », et l'on jette dans la rivière les premières gerbes de la moisson pour s'en préserver.