Le monastère de la voie de la goutte

Résumé : Le monastère de la voie de la goutte est une maison de Meaïa, déesse de la pluie, posée à l'écart de tout dans le duché des Deux-Eaux, en Siquimes.

Les moines de Ziven suivent des voies, chacune tournée vers une divinité, et chaque monastère porte la sienne. Celui-ci porte la voie de la goutte, qui est celle de Meaïa ; les voies des autres dieux ont leurs propres monastères, ailleurs sur le sous-continent.

Le monastère vit de trois ressources : les services que les moines rendent aux villages, les offrandes et les pèlerins qui viennent jusqu'à lui, et ce qu'il produit lui-même.

Sous le ciel

Tout le lieu est tourné vers le haut. On y prie Meaïa à ciel ouvert, sous la pluie, là où elle tombe, et l'averse trouve les moines dehors. L'eau reçue est recueillie et conduite jusqu'à la dernière goutte, y compris celle qui a coulé sur les moines en prière : elle appartient à la déesse au même titre que le reste.

La voie de la goutte

L'enseignement tient en deux leçons. La première est la patience : le même geste répété jusqu'à l'endurance, la goutte qui retombe et dont l'effet s'accumule d'un jour sur l'autre. La seconde est l'imprévisible : la voie refuse le plan fixe, et le moment se saisit quand il vient.

Les deux se rejoignent dans l'attente. Le moine de la goutte apprend à attendre longtemps sans savoir quand, puis à agir d'un coup.