Vidudeni

Résumé : Capitale du duché des Deux-Eaux, Vidudeni est bâtie sur une presqu'île à la confluence de l'Imrisse et du Septemrieu, au nord du marais d'Orveth. Ville de ponts, de quais et de vieilles pierres, elle vit du croisement des deux trafics fluviaux et de la rente que la famille Entraygue tire des deux seuls points de passage solides à des centaines de kilomètres à la ronde.

Situation et fondements

Vidudeni occupe la pointe de terre que dessinent les deux rivières en se rejoignant. En aval commence le dernier tronçon de l'Imrisse vers Siquivorn ; en amont, le fleuve remonte vers le marais d'Orveth puis Glounar, tandis que le Septemrieu ouvre la voie des campagnes du massif du nord. Tout ce qui circule entre ces trois directions passe sous les murs de la ville.

Géographie et urbanisme

La vieille ville s'étage sur le dos de la presqu'île, ruelles pavées, façades hautes et toits serrés descendant vers les deux rives. Les quais de l'Imrisse, les plus larges, reçoivent les grandes barges du fleuve ; ceux du Septemrieu, plus modestes, accueillent les convois ruraux chargés de grain et de bétail. Entre les deux, entrepôts et halles de transbordement occupent le cœur marchand de la ville. Vidudeni a le cachet des vieilles cités de confluence : on y vient autant admirer ses ponts et ses palais que négocier sur ses quais.

Les forteresses-ponts

Deux ponts fortifiés relient la presqu'île aux rives opposées : l'un franchit l'Imrisse, l'autre le Septemrieu. Ce sont les deux seuls points de passage solides sur des centaines de kilomètres, et chacun est tenu par une forteresse-pont qui sert à la fois d'ouvrage défensif et de poste de péage : nul ne franchit les eaux sans acquitter le droit de passage.

Taxes et transbordement

À la rupture de charge entre le trafic du Septemrieu et celui de l'Imrisse, la ville prélève une taxe de transbordement sur les marchandises qui changent de bateau dans ses murs. Avec les péages des ponts, elle constitue l'essentiel de la fortune ducale.

Le flanc sud-ouest de la ville, qui donne directement sur le reste du duché, reste en revanche libre d'accès : ni fortification, ni taxe à l'entrée par cette voie. Vidudeni taxe ce qui franchit les eaux, pas ses propres campagnes.

Le palais ducal des Entraygue

À la pointe de la presqu'île, face à la confluence, s'élève le palais ducal des Entraygue. Ce n'est pas une forteresse mais bien un palais, siège du pouvoir et vitrine de son prestige, dans l'esprit du palais ducal de Glounar plutôt que d'une citadelle : la défense de la ville repose sur ses forteresses-ponts, pas sur la résidence de ses ducs.

La succession ducale

Contrairement à Glounar, où le duc est un membre de la fratrie impériale nommé à vie, le duché des Deux-Eaux est tenu par une dynastie héréditaire locale : la famille Entraygue, lignée ducale ancienne, transmet le titre de génération en génération. Les Entraygue servent la couronne de Siquimes, mais ne lui doivent pas leur existence.