Passimgodir
Résumé : Bâtie sur la rive gauche de l'Imgodir, à la limite de la navigabilité depuis Dibornad, Passimgodir est la ville de la rupture de charge du Royaume d'Imgora : tout ce qui remonte le fleuve y quitte les barges pour les caravanes qui montent sur le plateau d'Onalpita vers Arkhazem. Ses quelque 12 000 habitants vivent de la pêche et des activités liées au commerce, et une ligne de montgolfières relie la ville à la capitale les jours de vent faible.
Le port et la rupture de charge
En amont de Passimgodir, le fleuve redevient trop vif et trop encaissé pour les barges : la ville marque la fin du cours navigable qui commence à Dibornad, à quelque 200 km en aval. Tout ce qui doit rejoindre Arkhazem et les hauts plateaux y est déchargé sur les quais, pesé, taxé, puis confié aux caravanes qui gravissent la montée vers le plateau d'Onalpita ; dans l'autre sens, les produits des ateliers de la capitale et des plateaux y redescendent pour être chargés sur l'eau. Un bac franchit le fleuve et relie la ville à la rive droite, d'où partent les convois : c'est le seul passage de l'Imgodir entre l'arche d'Arkhazem et les ponts du delta, et les jours de foire, on attend son tour une demi-journée.
Économie
La pêche fait vivre une bonne part de la ville : les eaux chaudes du fleuve regorgent de poissons thermophiles, truites et saumons prisés sur les tables nobles, expédiés frais vers Dibornad ou séchés pour les caravanes. Le reste de Passimgodir vit du commerce de passage : entrepôts, écuries et remises à chariots, auberges, courtiers et changeurs, charpentiers de barges et bourreliers. La ville répond, comme tout le royaume, à l'autorité de la guilde des mages d'Arkhazem, dont les agents tiennent le registre des cargaisons.
La ligne de montgolfières
Passimgodir est le point de départ d'une ligne de montgolfières qui rejoint Arkhazem, les jours où le vent est assez faible pour permettre la navigation aérienne. Épargnant aux voyageurs la montée du plateau et ses jours de caravane, la ligne ne transporte que des passagers et des marchandises assez précieuses pour en justifier le prix : objets magiques scellés par la guilde, courriers, pierres et essences rares. Quand les ballons ne volent pas, et c'est le cas la plupart des jours, les voyageurs pressés maudissent le vent depuis les terrasses du port en regardant partir les caravanes.